Lézard ocellé

Timon lepidus (Daudin, 1802)

Ordre : Squamata Famille : Lacertidae Genre : Timon

  • 7 998
    observations

  • 828
    communes

  • 910
    observateurs

  • Première observation
    1878

  • Dernière observation
    2021
Titre Auteur
Modelling the distribution of the Ocellated Lizard in France: implications for conservation Jorcin, Barthe, Berroneau, Doré, Geniez, Grillet, Kabouche, Movia, Naimi, Pottier, Thirion et Cheylan 2019
Description :
Le lézard ocellé, Timon lepidus (Daudin 1802), occupe les régions méditerranéennes du sud-ouest de l’Europe (Portugal, Espagne, France, et extrême nord-ouest de l’Italie). Au cours des dernières décennies, un fort déclin des populations a été observé, particulièrement aux marges nord de sa distribution. Il est donc considéré comme une espèce menacée, spécialement en France et en Italie. En France, il bénéficie d’un plan national d’actions en faveur de sa préservation. La modélisation de sa distribution a été conduite sur l’ensemble du territoire national en vue d’estimer sa distribution potentielle, préciser sa niche écologique, orienter les prospections futures et permettre une meilleure prise en compte de l’espèce dans l’aménagement du territoire. Le travail de modélisation repose sur 2757 points d’observation répartis sur l’ensemble de la distribution connue de l’espèce, confrontés à 34 variables climatiques, topographiques, et de couvert végétal. Après suppression des variables autocorrélées, plusieurs combinaisons de variables ont été testées, et leur performances évaluées à partir de huit algorithmes SDM. Le meilleur modèle retient neuf variables, déterminées par l’algorithme ayant la meilleure performance. Les modèles montrent que la présence de l’espèce est principalement déterminée par la sécheresse et la température estivale: précipitations au cours du mois le mois le plus sec, saisonnalité des précipitations et température moyenne des trois mois les plus chauds. La validation du modèle sur la base d’un échantillon totalisant 25 % du total des observations, non inclus dans le modèle, montre que 94 % des données de validation se placent dans l’aire potentielle au seuil de probabilité de 0,7, et 90 % pour une probabilité comprise entre 0,8 et 1. Ceci donne une valeur prédictive très élevée au modèle retenu. On constate une étroite concordance entre la distribution potentielle et la distribution réalisée, ce qui suggère une faible influence des facteurs géographiques (obstacles à la dispersion), historiques (processus de dispersion) ou écologiques (compétition, ressources trophiques, etc.). Le croisement cartographique entre l’aire potentielle de l’espèce et les espaces protégés montre que moins de 1 % de l’aire potentielle est couverte par des mesures réglementaires fortes (parcs nationaux et réserves naturelles). En conclusion, le travail donne des orientations pour améliorer la connaissance de la distribution de l’espèce et des pistes de réflexion en faveur de sa conservation.
Date : 2020-08-20
Plan national d’actionsen faveur du Lézard ocellé Timon lepidus 2020-2029 Stéphanie Thienpont, Décembre 2019
Description :
Le Lézard ocellé Timon lepidus (Daudin, 1802), facilement reconnaissable à sa robe parsemée d’écailles noires et jaunes sur le dos et d’ocelles bleus disposés sur trois rangs sur les flancs, est le plus grand lézard de France. Il se rencontre dans la plupart des paysages secs, en dehors des forêts denses, des zones de marais ou de prairies humides et des zones de grandes cultures dépourvues d’abris.En Europe, le Lézard ocellé peut s’observer en Espagne, au Portugal, en France et en Italie. En France, les populations de Lézard ocellé se répartissent essentiellement selon trois grands ensembles: - Une population méditerranéenne, distribuée sur le pourtour méditerranéen et jusque dans la vallée du Rhône, - Une population atlantique continentale, centrée sur le département du Lot et qui concerne également les départements limitrophes, - Une population atlantique située sur le littoral, distribuée depuis le sud des Landes jusqu’à la Vendée. Les menaces pesant sur l’espèce sont principalement liées aux modifications de pratiques agricoles, à la diminution de la ressource en gîtes, à l’urbanisation, aux changements climatiques et à l’impact des animaux domestiques.Le Plan national d’actions en faveur du Lézard ocellé 2020-2029 propose quatorze actions pour assurer la conservation à long terme des populations de Lézard ocellé.
Date : 2020-08-20
État des connaissances sur la répartition du Lézard ocellé dans l’ouest de la région Occitanie Gilles POTTIER, Pierre-Olivier COCHARD, Laurent BARTHE, Marc CHEYLAN, Philippe GENIEZ & Pierre DEFOS DU RAU
Description :
Les connaissances relatives à la répartition et au statut du Lézard ocellésont synthétisées et actualisées pour l’ancienne région Midi-Pyrénées, territoire qui hébergeles plus importantes populations hors zone méditerranéenne en France. Ce lézard y est actuellement connu de six départements (Tarn-et-Garonne, Lot, Aveyron, Tarn, Ariège et Haute-Garonne) où il est très inégalement distribué, le Lot et l’Aveyron étant de loin les plus largement occupés. Le problème posé par la détectabilité parfois très faible de cette espèce est également discuté.
Date : 2019-04-20
Site internet sur le PNA Lézard ocellé SHF
Description :
Toutes les informations sur le lézard ocellé (description, conservation,...).
Date : 2019-03-29

Informations sur l'espèce

Le Lézard ocellé est le plus gros lézard de France puisque sa taille à l’âge adulte est généralement comprise entre 40 et 60 cm de longueur (avec la queue). Ainsi, il est presque 2 fois plus grand que le Lézard à deux raies (Lacerta bilineata). La caractéristique de cette espèce est la présence de taches d’un bleu vif (ocelles) disposées sur 2 ou 3 rangées sur les flancs. La couleur du corps est un mélange de jaune, de vert et de noir avec un motif réticulé. La face ventrale est jaunâtre à verdâtre, tout comme la gorge, qui elle n’est jamais bleue. Les mâles sont plus trapus et ont une tête plus massive que les femelles. Les femelles sont habituellement de couleurs moins vives. Les jeunes sont verts, marron avec des ocelles blanchâtres ou jaunâtres cernés de noir. L’espèce présente typiquement 10 écailles ventrales transverses à mi-corps (contre 6 chez le Lézard vert occidental), ce qui permet de détecter sa présence en cas de découverte d’un gros lambeau ventral d’exuvie.
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Lacerta lepida Daudin, 1802 |

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles