Coronelle lisse

Coronella austriaca Laurenti, 1768

Ordre : Squamata Famille : Colubridae Genre : Coronella

  • 720
    observations

  • 217
    communes

  • 255
    observateurs

  • Première observation
    1900

  • Dernière observation
    2021

Informations sur l'espèce

C’est la plus petite de nos couleuvres : les adultes mesurent généralement près de 40 cm (on peut parler d’ « énorme Coronelle lisse » à partir de 60 cm) et les tailles record citées dans la littérature sont toujours bien inférieures à 1 m (80 cm ou 90 cm). Les nouveaux-nés sont très petits et mesurent autour de 15 cm. L’allure générale est plutôt peu élancée, assez massive chez les vieilles femelles. La tête, petite et peu distincte du corps, devient cependant très triangulaire chez certains individus irrités, qui adoptent un comportement de « bluff » semblable à celui qu’on observe chez la Couleuvre à collier et la Couleuvre vipérine. C’est une espèce non-venimeuse et ne présentant aucun danger pour l’Homme, qui peut toutefois s’énerver et mordre lorsqu’elle est manipulée. Compte-tenu de la faible taille des mâchoires, l’expérience est peu douloureuse. L’aspect général est assez variable, tant du point de vue chromatique que graphique : la teinte de fond peut être ocre, grise ou marron selon les individus et les motifs décrits plus loin peuvent être larges et très contrastés ou, au contraire, étroits et très peu contrastés. Certains individus présentent un aspect pratiquement uniforme, très discrètement ligné. Le dos présente généralement une bande vertébrale pâle floue bordée de deux bandes para-vertébrales plus sombres, tout aussi floues. La partie supérieure du flanc est parcourue par une zone pâle peu nette et sa partie inférieure par une zone sombre également peu nette (le tout plus ou moins orné de taches sombres assez diffuses). On observe classiquement un motif bilobé foncé à l’arrière de la tête, relayé sur la partie antérieure du dos par des taches transversales qui, souvent, se divisent et forment deux séries para-vertébrales de taches brouillonnes. Chez certains individus (cf. galerie photos) on observe un motif en « U » à l’arrière de la tête, dont les deux branches s’étendent au-delà de la nuque. Très méconnue du grand public, la Coronelle lisse est souvent confondue « par défaut » avec la Couleuvre vipérine, voire avec les vipères malgré sa pupille circulaire et ses grandes plaques céphaliques très visibles. Les confusions avec la Coronelle girondine restent cependant les plus fréquentes, compte-tenu de la ressemblance entre ces deux espèces du même genre. Il existe un faisceau de caractères morphologiques qui permettent de différencier les deux coronelles, concernant l’écaillure et certains traits de la coloration : - L’œil est situé au-dessus du contact des 3ème et 4ème écailles supralabiales chez C. austriaca VS au-dessus des 4ème et 5ème écailles supralabiales chez C. girondica (qui possède donc 1 écaille de ce type en plus). ATTENTION : des anomalies de l’écaillure labiale ont été observées à plusieurs reprises chez les deux espèces (cf. galerie), d’un seul côté de la gueule. Il convient donc de bien examiner les côtés droit ET gauche, et de ne pas se fier à ce seul critère de toutes façons. - L’écaille rostrale est plus ou moins proéminente chez C. austriaca et elle tend à s’insérer plus ou moins fortement entre les deux écailles internasales. Elle est au contraire non proéminente et s’insère pas ou peu entre les internasales chez C. girondica. - On observe rarement une « larme noire » à l’aplomb de l’œil chez C. austriaca alors que ce motif paraît être de règle chez C. girondica. Idem pour le bandeau noir (« bride ») en croissant qui parcourt le museau d’un œil à l’autre chez C. girondica : il est typiquement absent chez C. austriaca (mais les jeunes individus présentent parfois un motif approchant). Attention à la présence d’un motif en « U » sur la nuque, souvent donné comme caractéristique de C. girondica mais qu’on observe de temps à autre chez C. austriaca (cf. une des photos de la galerie). - Les écailles ventrales portent un motif franchement bicolore chez C. girondica (pseudo-damier jaune paille et noirâtre, voire rosé et noirâtre) alors qu’elles sont mouchetées ou finement tâchées de façon homogène chez C. austriaca (la couleur est toutefois variable : noirâtre, ocre ou grisâtre).
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Coluber coronella Bonnaterre, 1790 | Coluber levis Lacepède, 1789 | Natrix coronilla Schrank, 1798

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles